La fermeture définitive d’une école est un acte rarissime, mais M. Giran l’a fait . C’est la raison pour laquelle lors du conseil municipal du 2 avril, il nous est apparu normal de revenir sur les conditions de la fermeture de l’école Michelet, fierté de la 3e République et qui fait totalement partie de l’identité hyéroise.
Dans un premier temps en décembre 2023, le manque d’entretien a probablement entraîné sa fermeture provisoire et ses classes ont été « recasées » très inconfortablement et au pied levé sur 2 écoles.

Aujourd’hui, en avril 2025, la fermeture définitive est prononcée. Elle s’appuie sur un vote du conseil municipal et une consultation abracadabrantesque du conseil d’école qui a été réuni sans que le délai de convocation ne soit respecté et sans vote à bulletin secret alors même que sa décision relevait de l’exceptionnel. Pour boucler la fermeture, la municipalité s’est même engagée à ce qu’il n’y ait pas fermeture de classe dans la recomposition scolaire future, une promesse qui sera difficile à tenir au vu des effectifs attendus pour 2025. La concertation a donc été bâclée car l’objectif de fermeture définitive de cette école d’un Quartier Prioritaire Politique de la Ville, était assigné par avance.
En vérité, la soi-disant « belle » attractivité de la ville propagandée par le maire ne permet pas d’enrayer la baisse d’élèves à Hyères et celui-ci a ici fait le choix de regrouper des écoles sans en assumer le poids politique en avançant des motifs de sécurité bien pratiques pour mener à bien cette opération délicate.
Pourtant, on aurait pu procéder autrement avec transparence et responsabilité au lieu de verser dans le grenouillage administratif. Car évidemment, faute d’élèves, il n’est pas aberrant de fermer un site scolaire pour le regrouper avec d’autres. Encore faut-il le faire sans mépris et en respectant l’intelligence collective.
Il est à noter qu’en conseil municipal, le simple fait d’avoir sorti du silence les conditions déplorables dans lesquelles cette école a fermé, a mis le maire dans une colère intense et inappropriée. Devait-on ne pas évoquer la fermeture d’une école comme si cet évènement était anodin ? Evidemment non !